Stratégie Erasmus, de mobilité et d’ouverture internationale

4 axes pour notre stratégie ERASMUS, 2018-2020

Dans le cadre de notre engagement ERASMUS+ 2014-2020, nous avons choisi de développer notre stratégie européenne en l’encadrant par les partenariats internationaux développés antérieurement, dès 2009, prenant en compte aujourd’hui les nouveaux développements rendus possibles par le programme Erasmus+ en 2018 vers des pays partenaires non-européens.

La Mobilité internationale à L’HORIZON : pour une stratégie européenne et internationale d’ouverture

Axe 1 : Promouvoir des ouvertures à l’international, tout en privilégiant l’Europe :
Depuis près d’une décennie, le centre de formation aux métiers de la petite enfance de l’Horizon soutient et accompagne la « mobilité de stage étudiants, d’enseignement ou de formation » de son équipe formative. Cela constitue un axe important de la stratégie de développement et d’ouverture internationale de notre centre de formation, notamment via les stages étudiants dans le monde entier.

Pour la part européenne, cette dynamique institutionnelle s’est concrétisée par la signature de la Charte Erasmus+, 2014-2020 avec la signature d’un accord interinstitutionnel en 2016-2017 avec la ERASMUSHOGESCHOOL de Bruxelles qui forme aux métiers de l’enfance et de l’éducation. Par ailleurs nous avons saisi en 2018 l’opportunité de l’ouverture de nouveaux axes de partenariats avec Erasmus+ en proposant un développement de notre stratégie vers le Canada*. En effet rappelons que notre engagement dans la mobilité a débuté dès 2009 avec la rencontre à Québec du CEGEP Montmorency, Canada et les lieux d’accueil de jeunes enfants partenaires.

C’est donc naturellement que nous avons sollicité cette entrée dans ce nouveau type de partenariat.
Il est aussi à noter que le centre de formation de L’Horizon est associé depuis 2016 au projet de recherche universitaire européen DREAM 2016-2019 sur les enjeux émotionnels dans l’éducation dans le cadre d’un programme formation Erasmus porté par l’Université de Sciences de l’Éducation de Florence, UNIFI en Italie en lien avec deux autres pays, la Grèce et l’Espagne.
Enfin des collaborations enseignantes sont régulièrement tissées avec la Suisse et le Japon, voire l’Espagne et le Portugal, qui sont autant de sources potentielles à développer pour les équipes et pour les étudiants.

*Au Canada, à Québec, avec le Cegep Montmorency et 4 CPE, centre d’accueil de la petite enfance, déjà engagés depuis 2009 dans l’accueil de nos étudiants et apprentis, et ce autant pour la mobilité étudiante que des enseignants

Axe 2 : Soutenir la mobilité de stage et de formation étudiante, développer le « désir d’Europe » :
En mobilité, côté étudiants, tant en formation initiale « voie directe » (3 ans) que pour des salariés en apprentissage (3 ans, stages et pratique professionnelle sur le lieu d’emploi), les salariés en formation ou cours d’emploi, L’Horizon soutient les porteurs de projet dès leurs premiers mois de formation et ce pendant une année avant leur départ. Le stage à l’étranger est situé au milieu de la seconde année d’étude (stage de 9 semaines, positionné sur le second stage dit d’« Action éducative auprès de jeunes enfants »). Ce sont des projets internationaux en mobilité individuelle ou de groupe (2 à 5 participants).

Depuis 2015-2016 chaque année 25 étudiants environ partent en « mobilité de stage » ou de mise à disposition d’un tiers employeur (MAD) côté apprenti, pour une durée de deux mois sur une promotion de 80 places y compris les apprentis) ; pour les apprentis (16 places) est spécifiquement organisée une formation délocalisée en Europe d’une durée de 8 jours (financement Région, via le CFA ADAFORSS).

En 2014 2015 : 9 stages / 1 apprentie et 8 étudiantes
En 2015 2016 : 22 stages / 3 apprenties et 19 étudiantes
En 2016 2017 : 25 stages /2 apprenties et 23 étudiantes
En 2017 2018 : 27 stages / 1 apprentie et 26 étudiantes

Objectif : un rééquilibrage au profit de l’Europe :

Il est important de signaler que depuis 2009, l’Europe a toujours représenté une part minoritaire des projets de mobilité des étudiants. Sur une moyenne d’une petite quinzaine de départs chaque année, la très grande majorité privilégiait des stages à vocation humanitaire ou de « découverte exotique ou touristique », dont le financement, souvent élevé rappelons-le, se fait sur fonds propres.

En 2014 L’Europe ne faisait pas « rêver » nos étudiants. En appui sur le programme ERASMUS+ et par la « promotion de l’Europe » dans notre cursus de formation – avec un fort encouragement aux projets européens, les projets de mobilité ont non seulement augmenté (32 projets, 25 réalisés en 2016 et 30 projets, 22 réalisés en 2017 puis en 2018, déjà une trentaine d’étudiants intéressés) mais de plus la « part Européenne » de ces projets est en augmentation constante et vise quasiment à l’équilibre en 2018.

En effet cet encouragement est effectif au niveau individuel (et collectif) :
– par l’octroi de bourses Erasmus et par l’effort consenti par la mobilisation de certaines lignes budgétaires du programme Erasmus (type « Organisation de la mobilité ») réorientées sur les bourses étudiants afin d’en augmenter le nombre ;
– par le doublement de la bourse interne de L’Horizon dont les montants Europe ont été alignés sur les montants des « bourses monde », soit 200€ pour tous les porteurs de projets ;
– par la communication en formation autour de la « mobilité en formation délocalisée des apprentis » et l’organisation d’un temps de restitution dédié dans le cursus ;
– par la journée de restitution globale des expériences de stages mobilité en DC 2 auprès des étudiants de première et de deuxième année ensemble – journée ouverte aux encadrants professionnels du secteur – ;
– enfin par la mobilisation des porteurs de projets anciens et nouveaux dans le cadre des « journées portes ouvertes » et autres évènements (Journée ERASMUS, journée nationale de l’Europe ; etc.
Dans tous ces temps spécifiques, l’accent est mis sur l’intérêt et la valeur d’un engagement dans cette Europe de la mobilité d’expérience et de formation.

Axe 3 : Développer la mobilité de formation et d’enseignement des équipes et faciliter ainsi l’accompagnement des mobilités entrantes et sortantes des étudiants :
A partir de ces mobilités étudiantes, L’Horizon a développé un partenariat, initié en 2015, avec la ERASMUSHOGESCHOOL de Bruxelles, Belgique, qui a donné lieu à la signature d’un accord interinstitutionnel en 2016-2017, renouvelé 2017-2018 et en phase de signature pour 2018-2021, pour soutenir la mobilité de ses équipes (mobilités de formation et d’enseignement, 2016, 2017, 2018…) et engager des échanges de stagiaires (prévus pour 2018, 2019) dont les conditions d’encadrement, d’accompagnement et d’évaluation sont encore à construire. De même que les mobilités entrantes et sortantes en formation et enseignement, en cours depuis 2016 avec ce partenaire, nous amèneront à terme à construire de petites unités de formation commune donnant lieu – pendant le déroulement des stages étudiants – à des validations ECTS transférables et intégrables dans nos cursus de formation.

Enfin, il est à noter que depuis notre premier voyage à Québec, au Canada, en 2009, avec la promotion des apprentis dans le cadre d’une formation délocalisée, nous avons abouti en 2011 avec le CEGEP Montmorency, à la signature d’un protocole d’entente, avec un avenant de réciprocité permettant l’échange de stagiaires cadrant les conditions d’accueil, d’encadrement, d’accompagnement et d’évaluation de ces étudiants. Nous avons reconduit en 2016 l’avenant de réciprocité pour 5 nouvelles années. Cet avenant fonctionne de part et d’autre et les échanges en stage étudiant sont réguliers (2 stages en réciprocité en 2017, 4 stages en 2018, … à voir pour 2019, pas de limite prévue)

Axe 4. Des perspectives à développer au-delà de 2018 :
Dans les projets possibles de développement des mobilités et échanges en Europe et au-delà, en nous appuyant sur les collaborations actuelles ou sur les contacts pris lors des différents projets mis en œuvre nous pouvons avancer 4 pistes d’extensions possibles des partenariats :

Avec le Japon, la sociologue Yumiko KINOSHITA, université de femmes de Kobé, spécialiste de la petite enfance en France et notamment des crèches parentales, intervient chez nous depuis 2015-2016 et souhaite développer des liens entre ses étudiantes et les nôtres.

Avec la Suisse Romande de nombreuses pistes possibles sont envisagées dans l’attente d’une réintégration de la Suisse dans les projets de collaboration en Europe, car les liens sont continus à plusieurs niveaux et depuis plusieurs années :
– avec les chercheuses en analyse de l’activité, Kim STROUMZA et Sylvie MEZZENA, de la HETS-SO de Genève, enseignantes du Master of Arts Travail Social, qui nous sollicitent déjà depuis plusieurs années pour leur master et qui interviennent chez nous. Des liens sont aussi tissés avec l’antenne HETS de Lausanne, où il existe aussi une école d’éducateurs de l’enfance, mais dont les contacts sont encore à développer.
– avec l’école d’éducateurs de l’enfance de Genève, rencontrée en 2015, et avec laquelle les liens sont évidents et n’attendent que la réouverture pour se concrétiser ;
– du fait d’un projet « suspendu » – à prévoir dans le cadre d’une mobilité de formation des équipes – intérêt marqués pour le pays et ses ressources pour 3 membres au moins de l’équipe (Centre Piaget, centres Ressources, partenaires locaux, etc.)

Avec le Portugal, Ville de Cascais ville européenne de l’enfance, et l’école d’éducatrices MARIA ULRICH : les rencontres ont eu lieu en 2016 lors de la formation délocalisée des apprentis et en 2018, dans le nouvel appel à Projet, il sera possible d’organiser une mobilité de formation pour donner corps aux premiers engagements. Il serait alors intéressant d’envisager d’ouvrir un partenariat institutionnel triangulaire avec MARIA ULRICH et ERASMUSHOGESCHOOL de Bruxelles, dans la mesure où ce type de collaboration à trois ouvre la voie à de nouveaux financements, plus importants car permettant de construire des mobilités d’études entrantes et sortantes sur la durée d’un semestre ; ce qui oblige à la construction d’une maquette de cours commune dans le cadre des ECTS.

Enfin, avec les partenaires de formation supérieure engagés dans le programme DREAM, en Italie et en Grèce qui peuvent devenir autant de relais pour organiser de la mobilité de stage auprès d’enseignants en maternelle ou en petite enfance, mais surtout avec l’UMA de Malaga, université de sciences de l’éducation, car nous avons ouvert deux stages en maternelle où sont actuellement accueillies deux de nos étudiantes, s’agissant d’un projet pilote trilingue dans un quartier multi culturel et accompagné par l’UMA.

Promouvoir et réussir l’ouverture en appui sur les programmes européens de mobilité
Ainsi l’activité de mobilité européenne et hors Europe de nos étudiants et des formateurs contribue très largement à la valorisation et à la reconnaissance du Centre de Formation de L’Horizon, mais aussi à promouvoir dans notre formation d’éducateur et de jeunes enfants non seulement la place de l’Europe, mais aussi les mobilités professionnelles et de formation (ECTS) ainsi que l’action de la communauté européenne à travers le programme Erasmus+.
Notre réputation conduit un certain nombre d’étudiants à nous choisir du fait de cette ouverture à l’Europe et à l’International, et qui, grâce à l’accompagnement proposé par l’équipe formative dès la première année et pendant le stage, en garantit le succès.